30 septembre 2009

Cas radiologique: patient, 45 ans adressé pour échographie avant consultation avec cancérologue

Il s'agit d'un patient envoyé donc, pour l'exploration d'un syndrome de masse de la base du bras droit(cf la reconstruction 3D). Est prévue une consultation avec un cancérologue en suivant.



l'échographie montre une image d'allure kystique avec une zone très hyper échogène sans atténuation postérieure qui plaide en faveur d'un contingent graisseux ou aérique






afin de mieux définir la nature de la lésion (car elle parait plutôt rassurante par l'image échographique qu'elle produit) et car l'ambiance commence à se tendre un peu (ceci en rapport avec la consultation oncologique).

on pratique une IRM



c'est une séquence T2FS qui montre une image principalement kystique (le T1FS gd ne montrait qu'un réhaussement circulaire péri lésionnel). Les images hypo intense dans la partie supérieur du kyste sont en rapport avec ce qui est soupconné être du gaz.
La coupe inférieure montre une anomalie labrale inférieure.

Nous posons le diagnostic de kyste atypique du labrum.

devant l'air circonspect de nos confrères oncologues nous proposons un arthro scanner afin de mettre en évidence une communication avec l'articulation.



Là, il y a tout...
le produit de contraste venant de l'articulation, l'air et le kyste. l'acquisition scanner est réalisée plus d'une 1/2h après l'injection.
une dernière réticence sera balayée après un biopsie... puis une chirurgie pratiquées par un orthopédiste et pas un chirurgien oncologue dont on peut penser que la stratégie opératoire n'ait pas été la même...

à retenir: tous les trucs bizarres ne sont pas forcément des tumeurs, mais c'est vrai qu'il faut systématiquement les évoquer (lymphome+++). Les kystes issus d'articulations avec labrum sont très polymorphes.


atypic labral cyst

14 septembre 2009

Cas radiologique: enfant de 5 ans douleur du pied.

Il s'agit d'un beau cas du docteur De Maupéou maintenant connu...
Un enfant se présente à 19h pour boiterie mal étiquetée. Des radiographies et une échographie sont demandées.



il s'agit d'une maladie de Kohler soit une ostéonécrose aseptique du scaphoïde tarsien gauche dans ce cas on remarque l'ostéocondensation et l'aplatissement du noyau osseux.



l'échographie montre bien la préservation du volume cartilagineux. Il permettra la guérison qui est classique . l'os peut être fragmenté. Cette maladie s'intègre dans les ostéochondroses type Sever, Osgood schlatter, Legg-Perthes-Calvet et autres...



Kohler disease


17 juin 2009

Cas radiologique: patient 17 ans douleur hanche gauche






Ce jeune patient est adressé pour IRM de hanche G en raison d'une douleur et d'un épanchement intra articulaire. Il "traîne" une douleur sur cette hanche depuis 2 ans. deux séquence type T2 fat sat retrouve bien un important épanchement intra articulaire associé a une irrégularité des contours corticaux du bord median du col pas d'oedeme intra osseux particulier.

Il est fortement suspecté sur l'IRM, Le scanner confirme le diagnostic d'ostéome ostéoïde en visualisant le nidus.


on retiendra que toute douleur trainante chez un jeune patient doit faire rechercher un ostéome ostéoïde .


la présentation sous la forme d'une pathologie articulaire n'est pas classique


c'est un dossier d'une récente et estimée associée et consoeur le Dr Deysperoux ML


osteoid osteoma




08 janvier 2009

Cas radiologique. patient 50 ans, douleur fémorale.




c'est un patient qui présente des douleur fémorale atypiques, antécédents de lésion cutanée étiquetées tuberculeuse sur la cuisse a hauteur de la douleur, il présente une pustulose palmo-plantaire. Il est adressé pour recherche de signe d'ostéïte (sapho?, rhumatisme psoriasique?). les radiographies montraient une minéralisation hétérogène.
Ostéite pourquoi pas, mais peu d'épaississement cortical, de plus il semble exister des plages presque liquidiennes centro osseuseet il y a en fait assez peu d'apposition périostée. l'aspect est atypique et on conseille une biopsie osseuse.

le diagnostic est celui auquel il faut penser, auquel je n'avais pas pensé d'emblée et auquel il faut penser quand on ne pense a rien.

(Il faut de plus une rhumatologue obstinée Dr Lamb...)

il s'agit d'un lymphome osseux type B.

Rétrospectivement la sémiologie est plus facile, il faut évoquer le diagnostic sur des lésions diaphysaires ou métaphysaires situées de part et d'autre de la corticale sans lyse de cette dernière.

bone lymphoma

Cas radiologique. jfemme, 50 ans, douleur face latérale du poignet.


là encore, un classique:
la ténosynovite de de Quervain l'irm n'est pas obligatoire mais elle est explicite. on retrouve l'hyper-signal des gaines synoviales mais surtout on individualise bien les multiples chefs distaux du long abducteur du pouce (flèches), cela serait un facteur favorisant. plus de chefs, plus de volume, plus de conflit au passage dans le retinaculum. Deux des chefs sont malades...

de Quervain disease

06 janvier 2009

Cas radiologique. jeune, traumatisme douleur du genou.


le cas n'es pas exceptionnel mais joli. Tout sur un cliché. Accident type tableau de bord puisque ce jeune patient a chuté de scooter heurtant le tibia sur le bord du trottoir permettent la luxation tibiale postérieure . IRM DP FS sag il y a rupture du LCP et oedeme tibial du à la contusion osseuse.

LCP injury

03 janvier 2009

Casradiologique: patiente 50 ans, douleur du mollet.



la douleur est assez brutale, durant la marche, un écho Doppler (négatif) avait initialement été réalisé. le mollet est légerement augmenté de volume.

une IRM est demandée: L'IRM montre avec les flèches sur T1FSGADO la thrombose et surtout sur le T2 sans FS un oedème musculaire qui pourrait passé pour une myosite.

Il s'agit d'une phlébite sur les veines soléaires vous noterez l'important oedème du muscle dont les veines sont bouchées, il y a peu d'infiltration sous cutanée. Un nouvel écho doppler est réalisé et retrouve bien l'obstruction veineuse et finalement peu de remaniements musculaires identifiable sur ce muscle qui est au quotidien plus difficile à étudier que les gastrocnémiens.

la leçon si il y en a une c'est de rechercher une cause vasculaire à un œdème musculaire quand il est systématisé à un muscle.

solear venal thrombosis

08 août 2008

Casradiologique: "florilège" d'enthésopathies lombo-sacro-iliaque au cours de spondylarthropathies









Ce sont des signes IRM d'enthésopathies chez différents patients en poussée de SPA et rhumatisme psoriasique. Photo du haut pour montrer l'atteinte postérieure(flèches sur sacro iliaque gauche) assez typique des spondylarthropathies (région riche en enthèse) on remarquera que l'inflammation peut aussi toucher la région antérieure des sacro-iliaques (flèche sur sacro-iliaque droite).

Les deux images en dessous sont celle d'un même patient après deux mois de corticothérapie, les séquence sont en T2FS et T1FSgd, l'atteinte est plus subtile mais bien présente.

Puis, du haut vers le bas des signes inflammatoires sur le lig supra épineux en T1FSGado puis une sacro iléite bilatérale typique (T1 et T1FSGado).

Rappel:pour l'exploration des rhumatismes inflammatoires il faut une injection.


MRI sign of enthésopathy in SPA, sacro-ilitis.

07 mai 2008

Casradiologique: patiente, 40 ans douleur du poignet hors d'un contexte traumatique









Le diagnostic n'est pas spécialement difficile mais il est rarement donné d'en voir. C'est une maladie de kienböck. L'étiologie est mal connue, pas de facteur favorisant chez cette femme notamment pas d'utilisation intensive d'outils vibrants. Pas d'ulna court, pas d'anomalie morphologique du auvent radial. La douleur évoluait depuis quelques mois. on retrouve un collapsus osseux qui est plus important du coté radial et supérieur.

il y a un peu tout comme imagerie.
la radio qui fait le diagnostic et recherche des facteurs favorisants.
l'arthroscanner qui a été fait dans un but pré thérapeutique. On en retiendra l'intégrité les ligament de la première rangée du carpe (habituelle), la déformation et la dislocation verticale du lunatum qui laisse passer le contraste vers la medio carpienne (pas évident sur l'arthro)
l'irm avec T1;T2;STIR;T1FSGado.
l'os reste en hypo signal T1 ET T2 sans rehaussement ce qui témoigne du collapsus osseux . On remarque l'aspect discretement hétérogène sur le STIR (patchy) et la relative conservation de la vitalité postérieure.
(il vous manque un SAG que je vous mettrai)




kienböck disease

12 février 2008

Cas radiologique: patiente 45, traumatisme coude



Pour illustrer l'intérêt d'examiner les liserés graisseux au niveau du coude. L'impotence fonctionnelle était importante la radiographie ne montrait pas de fracture osseuse (peut être un petit doute sur la tête radiale...) ne pas hésiter a pratiquer une imagerie complémentaire. Pour les fractures à radiographie normale l'IRM est la plus efficace.

c'est une fracture de la tête radiale avec épanchement intra articulaire d'où le refoulement des liserés graisseux normalement fins et accolés à l'humérus (arrows)

le message: lors de traumatisme du coude toujours rechercher l'épanchement articulaire par le refoulement des liserés graisseux? si il existe sans fracture osseuse radiographique pratiquer une IRM (valable surtout chez l'adulte)

radial head fracture